Un plan pour sauver la Terre, livre de Christel Seval

Je préface le livre de Christel Seval :

" Contact et Impact "

17 janvier 2006


Préface pour le livre de Christel Seval " Contact et Impact "

C’est la première fois que j’accepte de préfacer un livre qui traite du thème ovni. Si je le fais c’est parce que ce qu’écrit Christel Seval sort de l’ordinaire. En lisant d’autres ouvrages traitant de ce sujet je leur ai toujours trouvé un caractère descriptif, comme s’ils restaient à la surface des choses, comme si les auteurs eux-mêmes étaient aussi frappés, après les médias, de superficialité. En fait le sujet ovni nous renvoie sans cesse à nous-mêmes, à notre devenir. Qui ne fait pas ce lien est un complet inconscient. Notre humanité vit les heures les plus graves de son histoire. Depuis 1945 l’homme a engendré des armes capables de le détruire. Un demi-siècle s’est écoulé. L’apparition d’armes biotechnologiques et de mind control a complété cette panoplie déjà impressionnante. L’avertissement du Président Einsenhower lors de son discours d’adieu n’a pas été entendu. Le lobby militaro-économique est comme un fauve lâché, sans contrôle. L’histoire, sur tous les continents, devient folle, avec différentes espèces de folies qui se déploient. La Nature elle-même semble participer au dérèglement planétaire général. On ne discerne plus quels mécanismes régulateurs pourraient amener les hommes vers un nouvel équilibre. Sur cette toile de fond la ronde des ovnis continue. L’aspect le plus fantastique est qu’en 30 ans, rien n’a bougé, strictement rien, du moins en France. Aux Etats-Unis c’est une autre paire de manches. Dans l’hexagone, après trois décennies d’existence le bilan du service créé par le Cnes est strictement nul. « Derrière, il n’y a rien ». Il n’y a pas de MHD militaire secrète. Les archives du Sepra ne contiennent rien d’autre que des rapports de gendarmes. Michel Bounias est mort pour rien. Ses travaux de 1981, sur les traces biologique laissées sur les luzernes, suite à un atterrissage d'ovni à Trans en Provence n’ont fait l'objet d'aucune suite. Aucun gendarme n’a capturé de spectre d’ovni grâce aux bonnettes imaginée par Claude Poher, dont leurs appareils photographiques avaient été équipés dès 1979 et dont le maniement a dû être oublié depuis longtemps. Mais comme le disait Hubert Curien peu de temps avant sa mort « la grande vague d’intérêt pour les ovnis est passée ».

Dans toutes les structures françaises il y a deux pour cent de gens « qui pensent que, quand même, on devrait faire un petit quelque chose vis-à-vis de ce dossier ovni ». C’est de ces deux pour cent qu’a émergé en 1999 le rapport Cometa, cité par Seval dans son ouvrage. Quatre-vingts pour cent s’en fichent éperdument et les dix-huit pour cent qui restent sont farouchement déterminés à ce que rien ne bouge. La question qui émerge est alors : « pourquoi cet immobilisme ? ». La lecture du livre de Seval apporte un élément de réponse. Notre humanité nie l’existence de ce phénomène, contre vents et marées et c’est normal car ce faisant elle se défend en mettant en œuvre un mécanisme de défense psycho-socio-immunologique contre ce qu’elle perçoit, à juste titre, comme une terrible menace.

Pourtant ces extraterrestres qui nous visitent n’ont nul désir, ni besoin de nous conquérir. La menace est d’un autre ordre. Elle revêt une dimension que je n’avais pas jusqu’ici perçue avant de lire l’ ouvrage de Seval, comme les précédents. Elle tient en un mot : ethnocide, mot initialement introduit par l'ethnologue R. Jaulin, décédé. Le génocide est l’annihilation d’une espèce, d’une tribu. L’ethnocide est l’annihilation d’une culture. L’auteur passe en revue des exemples historiques et montre comment des civilisations comme celle des Aztèques se sont effondrées en un temps relativement court après le choc culturel qu’a constitué pour eux l’irruption les conquistadores espagnols. J’ai écrit jadis que toute forme de pensée était un système organisé de croyances. Donc, si on remet brutalement les croyances fondatrices de notre pensée en question, celle-ci s’effondre, comme s’effondreraient des mathématiques sans axiomes et des logiques sans prédicats.

Ce que nous pouvons conjecturer c’est que l’écart qui nous sépare de nos visiteurs extraterrestres pourrait dépasser notre imagination, nos spéculations les plus folles. Nos connaissances scientifiques du moment deviendraient dérisoires. On peut même imaginer que lors d’un contact nous soyons confrontés à des êtres qui puissent être aussi différents de nous que nous pouvons l’être des singes. L’incidence d’un choc culturel a été évoquée par maints auteurs mais, note Seval, personne n’avait envisagé qu’un tel contact puisse être aussi dommageable, entraîner un ethnocide. Ainsi nous aurions l’explication du non-contact. Il ne s’agirait pas seulement de prévenir tout mauvais usage que nous pourrions faire de technologies plus avancées qui démultiplieraient nos capacités de destruction. Ce qui effondrerait notre civilisation terrienne, c’est le doute. Inutile d’aller très loin. En Russie c’est bye bye Lénine. Le Marxisme a vécu. Les Russes émergent de presque un siècle d’athéisme militant. Il n’y a plus de buts, de grands desseins. Personne ne croit plus aux lendemains qui chantent. L’alcool fait des ravages. L’espérance de vie des hommes est de 58 ans. La natalité est en chute libre. On retrouve chez un peuple qui a placé en orbite autour de la Terre le premier être humain des symptômes comparables à ceux qui frappent les membres de tribus indiennes. Alors, imaginez ce qui se passerait si les terriens étaient soudain confrontés à l’absurdité de leur système de vie, à l’inanité de leurs croyances, si des réponses foudroyantes leur étaient soudain apportées, concernant la naissance, la vie, la mort, l’évolution. Seval suggère que notre humanité pourrait s’effondrer au point d’être incapable de se relever, de pouvoir négocier le monde avec de nouvelles croyances qui soient à sa portée ou avec des fantasmes, des rituels salvateurs lui permettant de dialoguer avec le monde.

Seule une civilisation jouissant déjà d’un certain équilibre pourrait faire face à un tel choc culturel. Or nous sommes loin du compte. En lisant son livre nous découvrons combien notre société terrestre est fragile, vulnérable, parce qu’encore infantile. Donc le contact est simplement impossible. Notre civilisation planétaire est comme un château de cartes. Le simple fait de se voir présenter des preuves définitivement irréfutables de l’existence, de la présence d’extraterrestres suffirait à pétrifier d’angoisse notre système social, à provoquer en quelques mois, quelques années un chaos, suivi d’un effondrement irrémédiable.

Pourtant nous courons à grandes enjambées vers l’Apocalypse. Tous les signes avant-coureurs d’un profond déséquilibre sont sous nos yeux. La foire d’empoigne économique, la raréfaction des ressources naturelles, les effets de la pollution, les violents antagonismes qui se profilent nous mènent au chaos. Dans son ouvrage précédent, Le Plan pour Sauver la Terre, Seval expliquait que si des extraterrestres se décidaient à intervenir cela ne pourrait être qu’au tout dernier moment, quand nous mettrions en danger l’ensemble de notre biosphère, quand « le processus suicidaire aurait déjà été amorcé ». Personne ne bougerait le petit doigt si nous nous infligions des souffrances équivalant à dix fois les drames de la précédente guerre mondiale, tout contact avec une humanité immature se traduisant automatiquement par un ethnocide. La nôtre ne pourrait qu’être au mieux « reformatée ». On garderait le « disque dur-support génétique » mais on réinstallerait d’autres logiciels, c'est-à-dire une autre logique de vie, une culture totalement différente. Dans Contact et Impact l’auteur revient donc sur ces thèmes en émaillant son discours d’extraits de textes ummites. Si vous vous aventurez dans les ouvrages de Seval attendez-vous en règle générale à être secoué. C’est en cela qu’ils diffèrent des autres livres publiés sur le thème ovni, essentiellement anecdotiques. Lui, va vraiment au fond des choses, envisage un impact dont nous n’avions pas jusqu’ici imaginé l’ampleur.

Aucun extraterrestre ne possède la recette magique qui puisse transformer notre société en Eden puisque tout contact, à quelque moment que ce soit se traduirait par un ethnocide. Le seul être qui puisse sauver l’homme, c’est lui-même.

Jean-Pierre Petit         
   

Vous pouvez commander l'ouvrage " Contact et Impact " avant sa parution ( prévue le 15 février 2006 ) en envoyant un chèque ou un virement postal de 25 euros ( 21 euros pour le livre plus 4 euros pour les frais de port ) aux éditions JMG, 8 rue de la Mare 80290 AGNIERES ( orthographe exacte )

Pour les libraires : ( ISBN 2-915164-24-X ). Tél éditeur : 03 22 90 11 03 Fax : 03 22 90 17 28.


Mis précédemment en ligne le 1° janvier 2005

Exposé de Christel Seval
Un plan pour sauver la Terre ?

Christel Seval

Christel Seval est informaticien et travaille à la DGA, à la Délégation Générale de l'Armement. Il s'est rendu, comme beaucoup d'autres, à cette vaste foire, un peu vide, que fut cette rencontre intitulée "première rencontre européenne d'ufologie". J'ai écouté les différentes interventions. Puis j'ai lu avec attention le second livre de Seval, intitulé Le Plan pour Sauver la Terre, publié aux éditions JMG. Je conseille à mes lecteurs de se procurer cet ouvrage et de le lire. On y entend un discours qu'aucun ufologue n'a jamais tenu. Je dirais que c'est le discours d'un homme qui est conscient des problèmes contemporains et qui a pas mal réfléchi. Ce qui est étrange c'est de trouver de telles paroles dans la bouche d'un homme qui travaille dans un cadre militaire. Cela reste pour moi un mystère. Toujours est-il que ce qu'il écrit, il faut le lire et ce qu'il dit, il faut l'entendre. J'ai installé sur mon site la copie de son intervention.

Intervention de Christel Seval, 2005 ( 22 mégas, 56 minutes )

Je ne sais qui a inventé ce mot d'ethnocide. Peu importe, il est très parlant. Les concepts passent mieux lorsque quelqu'un a réussi à leur accrocher une étiquette langagière. Un génocide consiste à massacrer une population. Vous ne trouverez pas ce mot ethnocide dans un dictionaire. Le suffixe "cide" est associé au meurtre. genos doit être pris au sens de descendance. Dans un génocide on fait disparaître l'espèce. ethnos signifie nation, tribu. Dans le génocide on fait disparaître l'espèce. L'ethnocide évoque le collapsus, la lyse, la décomposition d'une culture. Dans son livre et dans son exposé Seval présente de manière très crédible l'ethnocide inévitable qui suivrait un contact frontal entre un ou des civilisations extraterrestres et notre fragile civilisation terrienne. Tout cela avait déjà été évoqué bien des années auparavant et très probablement pour la première fois dans les textes Ummo les plus anciens, datant du milieu des années soixante. J'avais repris cette idée dans plusieurs de mes livres, en y associant un mécanisme de défense psycho-socio-immunologique de la société terrienne, par rejet ou enkystement ( à travers le phénomène de folklorisation ) d'une prise de conscience de la réalité d'une présence extratrerrestre, sporadique ou résidente.

Là où Seval apporte quelque chose de nouveau c'est quand il explique que ce phénomène ne serait pas immédiat, mais mettrait peut être une année ou plusieurs années à se développer, en entraînant à terme l'effondrement complement de la "civilisation terrienne", dans son ensemble. Je pense que sa vision est assez juste.

Seval s'"interroge ensuite sur les différentes facettes du phénomène ovni, par exemple sous son aspects ostentatoire. Il revient par exemple sur le phénomène des crop circles en évoquant, ce à quoi je n'avais pas pensé, que celui-ci puisse être un mélange entre des essais réalisés par les militaires ( les Anglais sont étroitement liés aux Américains sur ce terrain-là ) et des démonstrations effectuées par des ovnis. Il donne son interprétation d'un tel suivi :

Nous existons
Nous savons
Nous désapprouvons

Même crible d'analyse pour les mutilations de bétail, que j'avais dans mon site attribué à des expérimentations d'armes cancérigènes.

Je ne vais pas détailler l'ensemble de l'ouvrage, qui est très riche, bien documenté et que je vous incite fortement à lire. Je dirais que ce tour d'horizon est sans précédent. Lui-même s'étonne que les ufologues n'aient jamais abordé ces questions sous cet angle. Moi, pas.

Il s'interroge sur tous les aspects du phénomène ovni qu'il connaît, qui interpellent son intuition et sa rationnalité. A quoi peuvent correspondre ces nombreux enlèvements, poses d'implants qui se situent principalement aux Etats Unis, mais n'épargnent pas non plus des individus situés dans d'autres pays. Sont-ce de simples systèmes de répérage, d'écoute, voire de contrôle ? Y a-t-il réellement des expériences correspondant à des tentatives d'hybridation ?

La vision de Seval, vis à vis de l'avenir de la Terre est aussi pessimiste que la mienne. Il est parfaitement conscient que les puissantes oligarchies terrestres, Etats-Unis en tête, mènent notre humanité à la catastrophe à très brèves échéance. Il s'interroge sur l'éventualité de l'existence d'un plan de sauvetage et publie l'intégralité de la lettre Ummite reçue par les contactés, datés de janvier 1988, la D1378 dans la classification d'Ignacio Darnaude. Aux dires d'Hiltrud Franz, alias " Lou " cette lettre était la plus secrète, au sein du réseau des contactés, qui avaient signé un engagement de n'en rien révéler.

J'en avais publié une sorte de "digest" dans un de mes livres, en essayant de la condenser un peu, dans l'espoir de la rendre plus "digeste". Ce texte est à méditer. Plus le temps passe et plus nous sommes tentés de nous dire : "aurions-nous un autre choix?".

Seval ajoute une idée supplémentaire, que je trouve très pertinente et qui ne m'est pas venue à l'esprit. S'il y a intervention extraterrestre , celle-ci ne pourra intervenir que lorsque l'humanité aura mis en marche une procédure de suicide. Citons son livre, page 366 :

L'urgence est grande et les contingences sont multiples. Tout d'abord il leur est impossible d'intervenir au grand jour, puisqu'il y aurait alors une prise de conscience collective de l'humanité, qui équivaudrait à une catastrophe ethnocidaire. L'humanité n'est pas prête au contact, et les prévisions son pessimistes : le développements des mouvements religieux obscurantistes d'une part et celle des volontés guerrières des stratèges américains d'autre par laissent peu de place à l'apparition d'une stabilité sociale, condition nécessaire à l'apparition d'un niveau de conscience et de rationalité suffisants. Les Marionnettistes s'imposent également une contrainte forte, celle de respecter la liberté de l'homme, individuelle et collective au travers de la libre autodétermination des peuples. Ceci pour deux raisons principales. Pour une question morale et d'éthique, car le respect de la liberté sous toutes ses formes est un composant fondamental de la progression de l'univers. Et pour une question de stratégie : laisser l'humanité commettre son suicide et intervenir une seconde après en la sauvant fera endosser l'entière responsabilité aux hommes et apportera l'entière légitimité du sauvetage Marionnettiste. Ce qui minimisera par la suite les implications négatives du contact forcé. Alors qu'une intervention Marionnettiste prématurée, ayant lieu par précaution avant que l'humanité ne se soit autodétruite soulèvera à jamais dans le coeur de l'homme le doute et l'amertume. Chez lui se posera indéfiniment la question de la légitimité de l'intervention, et beaucoup d'hommes se révolteront contre l'envahisseur soi disant animé de bonnes intentions.

Pour la stratégie Marionnettiste, la péréquation d'ensemble est celle-ci : s'ils n'interviennent pas, l'humanité s'autodétruit. S'ils interviennent, l'humanité subit un terrible choc ethnocidaire équivalent à une autodestruction. La marge de manoeuvre est extrêmement étroite, d'autant que la situation de la Terre ne laisse guère d'espoir d'amélioration dans les années à venir, celui d'apporter la stabilité sociale nécessaire à l'innocuité d'une prise de contact. Par conséquent des manoeuvres subtiles sont nécessaires.

Fin de citation.

Ces réflexions n'épuisent pas le sujet. Elles sortent un peu des bavardages des ufologues-bandar logs et apportent un éclairage suppémentaire sur ce kaléidoscope que représentent à la fois l'histoire humaine dans ses aspects occultes et le phénomène ovni dans toute son opacité déroutante.

Dans le dernier rapport GESTO j'ai repris une idée que j'avais déjà ébauchée dans L'année du Contact ( Albin Michel, 2003 ), un ouvrage qui était précédé d'un avertissement des plus explicites " tout ressemblance avec des personnages imaginaires serait purement fortuite ". De simples considérations d'ordre astrophysique rendent peu probable la coexistence, à 15 années lumière de distance, de deux ethnies humanoïdes qui soient aussi proches l'une de l'autre, à la fois sur le plan biologique et sur le plan culturel et scientifique. Il n'est pas impossible que l'ensemble du dossier Ummo n'ait été qu'un vaste montage, un patchwork créé avec l'aide d'une intelligence artificielle ( d'où sa cohérence ), un ensemble de documents créés par des êtres n'ayant nullement l'apparence alléguée. On pourrait ainsi mettre en doute l'existence même d'une telle ethnie et même planète. Mais les réflexions de Segal suggèrent une autre variante : que ce synchronisme découle d'un contrôle extérieur de ces deux "pépinières".

Décidément, dès que nous cessons de nous prendre pour le nombril de l'univers, surgissent des hypothèses qui nous rendent plus modestes et nous renvoient à notre ignorance et aux illusions dont nous nous nourrissons concernant notre passé et nos origines.

Il reste une question supplémentaire :

Que pouvons-nous faire, nous qui sommes conscients de l'ampleur suicidaire du danger et n'entendons pas nous limiter à un simple rôle de spectateurs ?


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