FRANCE - SPIRITUALITÉS : "Aux origines de l'affaire Ummo", entrevue avec René Voarino
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Entrevue avec René Voarino

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"Enquête sur des extraterrestres qui sont déjà parmi nous", de Jean-Pierre Petit




René Voarino, responsable du Centre d'Etudes Ovnis France (C.E.O.F.)
      Dans le domaine des phénomènes ovnis, l'affaire Ummo constitue indéniablement l'une des histoires les plus mystérieuses et les plus troublantes ayant trouvé son origine en France.
      Jean-Pierre Petit, le célèbre physicien français de renommée internationale directeur de recherche au C.N.R.S., qui étudie minutieusement l'affaire depuis de très nombreuses années, affirme en avoir tiré des informations scientifiques capitales lui ayant permis de réaliser des avancées très importantes dans le domaine très pointu de la MHD (Magnéto HydroDynamique).
      Nous avons donc décidé de revenir à la genèse de cette affaire en demandant à un spécialiste de la partie française de l'histoire de faire le point. Interview d'un enquêteur prudent aux méthodes rigoureuses : M. René Voarino, directeur du Centre d'Etudes Ovnis France.





AUX ORIGINES DE L'AFFAIRE UMMO

France-Spiritualités : M. Voarino, bonjour. Pourriez-vous, dans un premier temps, nous présenter le Centre d'Etudes Ovnis France (C.E.O.F.) ?

René Voarino :
L'association à l'origine du CEO-France a été créée à Marseille en août 1975, mais ce n'est qu'en 1982 qu'elle a pris ce nom-là. Je la dirige depuis ses débuts. Son objectif est la recherche sur les phénomènes OVNI et phénomènes connexes, bien que nous soyons quelque peu sur nos gardes concernant ces derniers. En tous les cas, la recherche ufologique demeure notre activité première.


F.-S. : Entendez-vous la recherche ufologique au sens théorique ou pratique, ou les deux ?

R. V. :
Les deux, puisqu'au fil des années, nous mettons au point des catalogues ovnis et que nous effectuons également des enquêtes sur le terrain.


F.-S. : Personnellement, à quelle époque avez-vous commencé à vous intéresser au phénomène OVNI ?

R. V. :
J'ai toujours été intéressé par ce phénomène, et ce depuis mon enfance. Mais c'est vers 1975 que j'ai rencontré des gens comme Jacques Vallée et Jimmy Guieu, qui s'occupaient de beaucoup de choses dans la région en relation avec ce domaine. Je me suis présenté à l'association Ouranos, à laquelle j'ai adhéré, et dont je suis par la suite devenu le responsable. Puis Ouranos ayant périclité, j'ai formé ce qui est devenu aujourd'hui le CEO-France.


F.-S. : Vous connaissiez bien Jimmy Guieu (1926-2000), semble-t-il ?

R. V. :
Jimmy Guieu était un très grand ami, qui est décédé l'an dernier. C'est avec lui que nous avons fait les plus grandes recherches, notamment sur le plateau d'Albion. Il nous a beaucoup aidé dans l'association. Il a participé à beaucoup de choses, avec l'IMSA [Note F.-S. : Institut Mondial des Sciences Avancées, fondé par Jimmy Guieu], puisque Jimmy avait voulu que le CEOF soit l'antenne ufologique de l'IMSA. Après sa disparition, nous nous sommes séparés au fil du temps, et l'IMSA n'existant plus aujourd'hui, certains membres sont venus travailler avec nous.


F.-S. : L'un des principaux sujets d'intérêt du CEO-France est la partie française de l'affaire Ummo. Que pouvez-vous nous dire à ce sujet ?

R. V. :
Personnellement, j'ai commencé à étudier l'affaire Ummo bien avant de créer le CEO-France, dans la mesure où je suis allé dans les Alpes de Haute-Provence lorsque j'avais 15 ans. J'ai découvert les environs de la Javie grâce à mon patron, avant de m'y intéresser plus en détail par la suite. Et lorsque je me suis marié, j'ai appris grâce au livre "Le collège invisible", de Jacques Vallée, que des recherches avaient été menées dans ce coin-là en relation avec l'affaire Ummo.
      C'est à partir de ce moment-là que je me suis complètement immergé dans l'affaire Ummo, sur laquelle j'ai travaillé absolument tout seul pendant 7 ou 8 ans. J'ai ensuite mis le CEO-France au courant ; quelques amis m'ont alors rejoint et continuent à l'heure actuelle les recherches à mes côtés.


F.-S. : Selon vous, comment se serait déroulée l'arrivée des Ummites ?

R. V. :
A mon avis, tous les ouvrages fançais traitant de cette affaire -- à l'exception de celui de Jean-Pierre Petit, dans laquelle l'explication est plus réaliste -- racontent n'importe quoi. La plupart ne font que reprendre plus ou moins bien le récit de Jean-Pierre Petit. Or, nos recherches ont mis en lumière dans celui-ci un certain nombre d'anomalies ; nous n'avons rien caché à ce sujet et avons présenté les choses telles qu'elles étaient.
      Ceci étant, nous nous sommes donc retournés vers l'Espagne et nous avons commandé toute la documentation disponible sur l'affaire Ummo -- notamment toutes les lettres. Puis nous avons contacté UmmoCat, qui est une référence en Espagne sur cette affaire et qui propose tous les documents disponibles jusqu'à aujourd'hui.
      Ceci était nécessaire dans la mesure où les traductions sont en général catastrophiques et présentent de nombreuses aberrations. Mais notre but n'était pas de faire traduire toute cette documentation -- qui représente les dix classeurs que vous voyez là -- mais de faire traduire uniquement les passages ayant trait à la partie française de l'affaire afin de pouvoir les étudier. C'est donc ce que nous avons fait ; et nous avons ainsi composé un catalogue à partir de toute cette masse d'informations, centré uniquement sur l'arrivée et les premiers jours des Ummites sur Terre, d'après les lettres d'origine. C'est donc à partir de ceci que nous pouvons déterminer ce qui est vrai ou faux, et orienter nos recherches.



Chronique d'un atterrissage annoncé
L'affaire de San Antonio de Valdeiras


F.-S. : L'affaire Ummo a commencé à faire du bruit au début des années 70...

R. V. :
1965, en fait, avec des documents qui sont arrivés en Espagne. Un 'ésotériste' un peu illuminé du nom de Fernando Sesma avait un groupe qui se réunissait dans un café de Madrid appelé 'Ballena Alegre' [Note F.-S. : 'La Baleine Joyeuse'[, et auquel il racontait ses contacts avec des extraterrestres [Note F.-S. : il est l'auteur de "Moi, le confident des extraterrestres" publié avant le début de l'affaire ummite]. Selon l'histoire, les Ummites le contactèrent pour lui demander s'il serait prêt à recevoir par la poste des lettres, ce qu'il accepta. Il reçut ainsi une masse colossale de documents, qui constituent aujourd'hui la majeure partie des informations disponibles sur cette affaire. Sesma commença alors à lire à son groupe les lettres qu'ils recevaient, tout en les agrémentant de ses fantasmes et délires personnels habituels.
      Toujours est-il que dans l'une des lettres ummites était annoncé l'atterrissage d'un ovni à San Jose de Valdeiras, dans la banlieue de Madrid. Ce document, Sesma l'a fait signer à une vingtaine de personnes de son groupe avant la date indiquée pour l'atterrissage ; il existe toujours et se trouve en la possession de Rafael Farriols. Cet atterrissage a bien eu lieu. Des photos sont parues dans un ouvrage d'Antonio Ribera & Rafael Farriols et ont été déclarées fausses à la suite d'analyses, effectuées notamment par l'ingénieur Claude Poher, ancien responsable du G.E.P.A.N. [Note F.-S. : Groupement d'Etudes des Phénomènes Aérospatiaux Non-identifiés]. Selon lui, ces photos étaient des montages réalisés avec des fils. Je reste pour ma part assez sceptique concernant ces analyses, mais je n'ai pas assez d'éléments pour affirmer quoi que ce soit. Le fait est que l'on ne pourra jamais apporter une preuve quelconque de l'existence des ovnis au travers d'une photo, car il est trop facile de truquer des photos dans un sens comme dans l'autre.
      Cela me fait d'ailleurs penser au livre de Lagrange, dans lequel on voit la photo d'un extraterrestre carbonisé, portant des lunettes noires -- je ne sais pas si vous êtes au courant de l'affaire. Mais moi, j'ai des photos d'origine, et il n'y a pas de lunettes ! Celles-ci ont donc été rajoutées informatiquement ! Encore une fois, pour moi, il ne peut y avoir de preuves de l'existence des ovnis par des photos.



L'enquête sur le terrain

F.-S. : Pour ce qui est de la partie française de l'affaire Ummo, vous avez donc enquêté sur le terrain, à La Javie.

R. V. :
C'est exact. Je connais très bien La Javie, puisque j'ai acheté une petite maison un peu au dessus. Je me suis efforcé pendant une vingtaine d'années de sympathiser avec les gens du coin. Je ne suis qu'au début de l'enquête ; j'ai appris certaines choses, mais il faut que j'aille vérifier avec mon équipe. Chaque fois que l'on apprend quelque chose, il faut se remettre en question, dans la mesure où d'autres personnes avancent des hypothèses différentes, voire contraires. Mais j'ai appris certaines choses.


F.-S. : Selon vous, les autorités françaises sont-elles particulièrement intéressées par ce coin des Basses-Alpes, ainsi qu'on peut le lire par ailleurs ?

R. V. :
Absolument. Absolument... Je ne voudrais pas trop me lancer, mais lorsque vous étudiez quelque chose, si l'on nous ne vous apporte aucun élément, vous finissez par vous dire : "Ce n'est pas la peine que je continue, il n'y a rien". Par contre, si vous insistez un petit peu et que vous trouvez quelqu'un de bien placé, en l'occurrence un colonel de Gendarmerie, qui vous dit : "M. Voarino, je suis au courant de cette affaire ; à l'époque, Claude Poher, le Préfet et d'autres personnes ont fait des reconnaissances sur le Cheval Blanc en hélicoptère, ils ont trouvé la grotte ummite et le matériel et ils ont fait sauter la grotte. Je ne sais pas qui l'a fait. Mais vous avez raison de chercher," cela vous incite à poursuivre. Ce colonel était en activité à l'époque ; il m'a dit : "Moi-même, lorsque je suis en vacances, je suis au Col de la Cîme et je fais des recherches". Ceci m'a bien sûr décidé à persévérer, car je me suis dit que je n'étais pas le seul à m'intéresser à ce coin.
      Ce colonel est toujours en activité et je respecte donc son anonymat. Il sera bien sûr plus libre de parler lorsqu'il sera en retraite. En attendant, je suis toujours en contact avec lui, et il continue de m'indiquer des pistes de recherches. Ce que je vous dis est sérieux, et tous les documents sont là. Mais vous comprenez que je ne puisse pas préciser davantage.
      Par ailleurs, vous savez, lorsque j'ai rencontré M. Poher, qui est maintenant à la retraite, il m'a dit la chose suivante : "M. Voarino, l'affaire Ummo, c'est du pipeau !" Bien évidemment, je n'en crois rien ; mais peu importe. Il a ajouté : "Ca s'est passé du côté de Tartonne. Nous avons trouvé une grotte avec le préfet ; c'était une grotte en béton dans laquelle on ne pouvait pas pénétrer". Je lui ai répondu : "Mais M. Poher, est-ce que vous avez lu le livre où vous dites que la ferme que les Ummites ont visitée se trouvait à 4 kms de La Javie ? Tartonne est à 18 kms de La Javie ! Ca n'a rien à voir !" Il a répondu : "Vous savez, on raconte n'importe quoi dans les livres !"
      Personnellement, en utilisant les éléments de ce livre, j'ai trouvé une ferme à 4 kms de La Javie, qui appartenait à un comte espagnol, où des ouvriers espagnols travaillaient


F.-S. : La base n'existerait donc plus ?

R. V. :
Pour répondre à cette question, je vais être obligé de vous parler d'autre chose. Lorsque nous avons effectué nos premières recherches, nous nous sommes aperçus que dans un coin de La Javie, précisément entre La Javie et Draix par le Col de la Cèpe, l'on faisait monter des camions de béton à travers la montagne. Un jour, nous avons décidé d'aller voir. Le chemin était bloqué par des barrières des Eaux et Forêts. Nous avons remarqué que l'un des piliers bougeait ; nous l'avons déplacé et nous sommes passés avec le 4x4. Tout le long, c'était des routes ferraillées et bétonnées sur une épaisseur d'environ 80 cm... sur des chemins de montagne ! Il était environ 4h00 de l'après-midi. Nous avons continué de monter et nous sommes parvenus sur le plateau.
      Une ferme abandonnée s'y trouvait. Nous nous y sommes rendus, et nous avons remarqué qu'il y avait à peu près 80 cm de béton sur le toit ! Nous nous sommes approchés pour aller l'inspecter, mais toutes les vitres de la grange étaient fumées pour empêcher que l'on puisse y voir de l'extérieur. Le soir s'avançait. En retournant, nous avons remarqué que tout autour de la ferme se trouvaient des petits carrés de plantes dont nous ne connaissions pas l'origine. Je peux affirmer ceci, puisque j'ai des photos. Mais la nuit approchait, et comme nous étions passés en fraude, il nous fallait pouvoir rentrer sans encombres.
      En redescendant, de loin, nous avons vu quelque chose briller. Nous sommes allés un peu plus sur la route, et nous nous sommes alors aperçus que des petits cabanons avaient été construits tout le long de la vallée, et l'on apercevait des sortes de panneaux solaires. Nous avons pris des photos en vitesse. Avons-nous été vus ? Je n'en sais rien. Mais toujours est-il que lorsque nous y sommes retournés un an après, la moitié des choses avaient disparu.
      Nous sommes donc allés voir le maire du coin, qui nous a avoué qu'il ne savait même pas qu'il y avait tout ceci dans la région. Il est probable qu'il se passe des choses dans cette zone -- reste à savoir quoi. Nous devions d'ailleurs y retourner la semaine dernière, mais le temps nous en a empêchés. En tous les cas, tout ce que j'avance, je peux le prouver par des photos. Et il y a encore d'autres choses...


F.-S. : Est-ce que l'affaire Ummo, avec l'hypothèse d'une base à La Javie, est liée, à votre avis, à d'autres histoires de bases dont avait parlé Jimmy Guieu ?

R. V. :
Sincèrement, je ne le pense pas. Je pense que l'affaire du plateau d'Albion, sur laquelle j'ai travaillé avec Jimmy, est liée à une autre race d'extraterrestres. Je ne pourrais bien sûr pas l'affirmer, mais en tout cas, il s'agit d'autre chose.



Des documents qui posent bien des questions...


F.-S. : Certaines personnes ont tenté de démolir l'affaire Ummo en avançant l'hypothèse d'une désinformation, de la C.I.A. pour certains ou du K.G.B. pour d'autres. Qu'en pensez-vous ?

R. V. :
Dans les milieux officieux, il faut désinformer ; peu importe la manière, il faut désinformer. Et ce sont souvent les gens qui nous côtoient qui étudient ce que nous disons pour désinformer. Je ne veux pas dire que vous êtes là pour ça, mais j'ai reçu la visite de personnes comme vous qui sont venues, et qui sont parfois entrées dans le groupe, dans un but de désinformation. Je suis donc beaucoup plus prudent qu'avant.
      Aucun de nous ne vous affirmera jamais qu'il est persuadé que l'affaire ummite est d'origine extraterrestre, pour la bonne et simple raison que nous sommes incapables de le prouver. Mais ce que je sais, c'est qu'il se passe quelque chose dans cette région qui est caché par le gouvernement, et que ceci est lié à l'affaire Ummo.
      Concernant l'hypothèse du K.G.B., vous savez sans doute qu'à une certaine époque a existé en Union Soviétique un groupe appelé "Umo" (avec un seul 'm'), lié à la dissidence. Mais y voir un rapport avec cette affaire me paraît assez fantaisiste...


F.-S. : Les documents ummites semblent assez étranges, d'un point de vue psychologique. Quel est votre opinion à ce sujet ?

R. V. :
Vous me posez là une question à laquelle je peux difficilement répondre, dans la mesure où je n'ai lu qu'une partie de ces documents. Si quelqu'un vous affirme avoir tout lu, c'est soit qu'il ment, soit qu'il a lu en diagonale et qu'il n'a rien compris. Car si vous prenez un document -- concernant les vaisseaux ou l'espace, par exemple -- et que vous décidez de l'étudier sérieusement, vous en avez facilement pour quatre ou cinq ans à comprendre quelque chose.
      Pour cette raison, j'ai donc dit à mes amis du CEOF que je n'allais étudier qu'une petite partie des documents ummites. En effet, il faut tout d'abord s'efforcer de prouver qu'un atterrissage a bien eu lieu et qu'il y a donc bel et bien une affaire ummite dans les Alpes de Haute-Provence. N'oublions pas que les premiers documents datent de 1965, mais que l'affaire en France date de 1950 ! Or, tous les auteurs -- à l'exception de Jean-Pierre Petit, je le précise à nouveau -- ont écrit sur la partie espagnole, donc à partir de 1965 ; aucun ne traite l'affaire française, alors que le départ se situe ici ! Pourquoi ces gens-là ne s'intéressent-ils pas à l'origine de l'histoire ? A mon avis, tout simplement parce que ce sont des désinformateurs.


F.-S. : Jean-Pierre Petit décrit les Ummites comme manquant d'humour et de sentiments, voire de finesse. Pourtant, lorsqu'on lit les lettres, on se dit que ceux qui les ont rédigées avaient tout de même une certaine finesse d'esprit.

R. V. :
Il est difficile de répondre à cette question lorsqu'on n'a pas consulté tous les documents, mais j'ai justement lu cette semaine un ouvrage dans lequel l'auteur dit qu'il est impossible que des extraterrestres si avancés ne sachent pas se servir d'une machine à écrire. Pour moi, c'est encore se borner à dire : "Nous, nous sommes comme ça, et toutes les autres créatures doivent forcément fonctionner de la même manière".


F.-S. : Dans l'hypothèse où les Ummites existeraient et seraient bien d'origine extraterrestre, pensez-vous qu'ils soient toujours parmi nous ?

R. V. :
Absolument.


F.-S. : Dans ce cas, comment peut-on expliquer que les lettres se fassent assez rares, d'après ce que l'on peut en savoir.

R. V. :
Tout d'abord, il faut dire, je crois, que parmi les informations communiquées au travers de ces lettres, certaines sont bonnes et d'autres aberrantes. Est-ce que cela avait pour but de nous sonder ? Je ne saurais le dire.
      Mais il existe encore des lettres que nous ne connaissons pas. Je suis certain que Rafael Farriols, qui était l'un de ceux qui ont reçu les dernières lettres connues, nous dira dans quelque temps qu'il en a reçu d'autres, mais qui ne doivent pas être divulguées -- ou quelque chose de la sorte.


F.-S. : Vous pensez donc que les Ummites auraient sélectionné leurs contacts ?

R. V. :
Absolument. Mais je n'en fais pas partie ! Je peux vous le certifier !



Une grotte apparemment gênante...


F.-S. : Pour en revenir à l'enquête sur le terrain, vous avez retrouvé une certaine grotte...

R. V. :
Effectivement, nous avons retrouvé une grotte dont le toit a explosé, près du coin où ça s'est passé. Nous avons d'ailleurs, pensé, au départ, qu'il s'agissait de la grotte décrite dans les lettres.
      Les choses se sont déroulées de la manière suivante : c'était en 1990, le maire de Draix nous avait dit que l'O.N.F. avait fait sauter une grotte en 1973 pour faire un chemin en pleine montagne et qu'il n'en connaissait pas la raison. Nous y sommes donc allés et nous avons trouvé la grotte. Il a fallu escalader -- il faut parfois prendre bien des risques dans ces recherches ! Le toit avait sauté, mais le chemin qu'avait tracé l'O.N.F. ne passait qu'entre 60 et 80 mètres plus loin ; il n'y avait donc vraisemblablement aucune raison de faire sauter cette grotte. De plus, cette route finit contre une montagne ! Elle ne va pas plus loin ! Elle ne sert apparemment à rien !
      Nous sommes ensuite redescendus à la grotte pour la visiter ; nous y avons découvert des graffitis datant de la deuxième guerre mondiale. Nous avons refait le chemin en sens inverse, et nous avons trouvé un panneau disant que la zone avait été fréquentée par des maquisards. J'ai donc écrit de nombreuses lettres -- que j'ai ici -- pour obtenir des informations à ce sujet ; mais personne ne semble connaître cette grotte.
      Nous y sommes retournés deux ans après ; les graffitis avaient disparu... alors qu'ils avaient tenu tout ce temps ! Quelque chose semblait bizarre. Nous y sommes retournés l'an passé ; des morceaux de roche où il y avait eu des inscriptions avaient été arrachés depuis notre premier passage. Quelqu'un essaie donc visiblement d'effacer toutes traces.
      Ce qui est étrange, également, c'est qu'aucun ancien combattant de la région ne soit en mesure de nous donner quelque information que ce soit sur cette grotte. Et des choses comme ça, j'en ai bien d'autres ! Mais naturellement, nous n'avons pas de preuves que ceci soit lié à l'affaire Ummo.


F.-S. : M. Voarino, merci beaucoup de nous avoir fait partager le fruit de vos recherches.



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